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l'été 2000, j'ai décidé de partir en Egypte pour connaître
ce pays pendant la chaude saison, et aussi pour préparer une exposition
prévue pour 2001 au Centre Culturel d'Egypte de Paris. Le sujet
en étant Assouan, j'ai passé trois semaines dans cette ville
et ses environs. Outre les passages obligés par Le Caire, j'ai aussi
un peu voyagé en faisant de brefs passages à Alexandrie sur
le chemin et au retour d'un passage de quelques jours dans l'oasis
de Siwa qu'un Egyptien m'avait vivement conseillé d'aller voir avant
qu'elle n'ait trop changé. Elle avait sûrement déjà
pas mal changé. Parallèlement à ce travail photographique,
sur la lancée d'un atelier d'écriture effectué avec
Lorette Nobécourt, coucou Lorette, j'ai tenu un carnet de notes.
Le résultat de ces deux démarches parllèles (les
photos n'illustrent pas les textes et les textes ne commentent pas les
images) est devenu le projet d'un ouvrage intitulé "Ouenta kouaïss"
qui n'a toujours pas trouvé d'éditeur. Voici un extrait de
ces textes:
"Agnabi" Etranger. Ici, on dit "agnabi". C'est ce qu'avait dit ce jeune garçon après avoir ouvert,e puis avoir passé sa tête par l'ouverture de la porte de la pièce où Karim et moi faisions la sieste au frais : "Fi el agnabi o abou Hamada". Il y a l'étranger et le père d'Hamada. Le jeune garçon avait ensuite refermé la porte et s'en était allé. J'avais répété cette phrase et Karim avait claqué sa langue pour exprimer que j'avais bien compris, que ce que je venais de dire était bien ce qui venait d'être dit. |
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